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Kate Winslet révèle son passé bisexuel : l’icône lesbienne évoque ses premières relations avec des femmes

(Temps de lecture: 3 - 6 minutes)

Kate Winslet révèle son passé bisexuel : l’icône lesbienne évoque ses premières relations avec des femmes

Icône lesbienne depuis des décennies, Kate Winslet a révélé pour la première fois que ses premières expériences intimes avaient été vécues avec des femmes. Invitée du podcast Team Deakins, l’actrice est revenue sur sa jeunesse, sa curiosité affective et l’influence profonde de ces relations sur son interprétation du film culte Heavenly Creatures, devenu une référence sapphique majeure.

Sommaire

Kate Winslet, une icône lesbienne enfin libre de parler

Depuis des années, Kate Winslet occupe une place particulière dans l’imaginaire lesbien et sapphique. Son aura, sa manière d’habiter l’écran, la profondeur émotionnelle de ses rôles ont contribué à en faire une figure d’identification forte pour de nombreuses femmes aimant les femmes, bien au-delà des étiquettes officielles de Hollywood.

Longtemps, cette relation est restée à sens unique : une admiration nourrie par ses choix de rôles, son refus des normes imposées aux actrices, et une sensibilité perçue comme profondément queer-friendly. Jusqu’à aujourd’hui, aucune prise de parole directe ne venait confirmer ce que beaucoup ressentaient intuitivement.

Cette fois, l’actrice a choisi de nommer les choses.

Une révélation attendue après des années de culte lesbien

Invitée à revenir sur son parcours, Kate Winslet a révélé que certaines de ses premières expériences intimes avaient été vécues avec des filles, à une période où elle se définissait avant tout comme curieuse, ouverte, encore en construction.

Elle évoque des baisers, des rapprochements, des explorations émotionnelles vécues sans cadre figé, sans identité arrêtée, mais avec une intensité réelle. Elle explique ne pas avoir alors conceptualisé ces expériences comme une orientation, mais comme une étape naturelle de découverte de soi, du désir et de l’attachement.

Pour beaucoup de lectrices lesbiennes ou bisexuelles, cette parole tardive résonne avec une réalité familière : celle de parcours non linéaires, de désirs qui précèdent souvent les mots censés les définir.

Une première prise de parole sur ses expériences avec des femmes

Ce qui rend cette déclaration particulièrement marquante, c’est qu’il s’agit de la première fois que Kate Winslet aborde aussi clairement ce pan de sa jeunesse. Malgré une carrière jalonnée d’interviews, de confidences et de rôles forts, cette dimension de son intimité n’avait jamais été formulée publiquement.

Elle parle de vulnérabilité, de jeunesse, d’un moment de vie où les émotions sont vécues sans filtre, avec une intensité parfois déstabilisante. Elle souligne aussi combien ces expériences l’ont aidée à comprendre, plus tard, certains mécanismes relationnels complexes, notamment dans son travail d’actrice.

Ce n’est ni un coming out tardif, ni une revendication identitaire. C’est une mise en mots simple, presque pudique, qui donne pourtant une épaisseur nouvelle à son parcours.

Heavenly Creatures, un film sapphique fondateur

Cette révélation éclaire d’un jour nouveau son rôle dans Heavenly Creatures, film devenu culte pour de nombreuses lesbiennes. L’histoire de ces deux adolescentes enfermées dans une relation fusionnelle, obsessionnelle, à la frontière du désir et de la destruction, a marqué durablement l’histoire du cinéma queer.

Kate Winslet explique avoir immédiatement compris la force du lien entre les deux personnages, cette intensité émotionnelle qui dépasse la simple amitié. Elle parle d’un “vortex” affectif, d’une connexion totale, vécue comme salvatrice et dangereuse à la fois.

Si elle reconnaît ne pas avoir mesuré à l’époque toute la noirceur du récit, elle affirme que cette proximité émotionnelle, cette capacité à se perdre dans l’autre, faisait profondément écho à ses propres souvenirs et ressentis de jeunesse.

Comprendre la vulnérabilité et l’intensité des liens féminins

Au-delà du film, le témoignage de Kate Winslet met en lumière une réalité rarement explorée avec nuance : la manière dont certaines relations entre jeunes femmes peuvent être vécues comme absolues, fondatrices, parfois écrasantes.

Elle évoque la fragilité émotionnelle de l’adolescence, ce moment où le besoin de connexion peut devenir total, presque vital. Une période où aimer, désirer, s’attacher se fait sans recul, sans protection, avec une intensité qui laisse des traces durables.

Ce regard rétrospectif, posé avec maturité, apporte une lecture plus humaine et moins sensationnaliste de ces expériences. Il ne s’agit pas de romantiser la souffrance, mais de reconnaître la puissance émotionnelle des liens féminins, qu’ils soient amicaux, amoureux ou situés entre les deux.

Une parole rare sur la bisexualité féminine à Hollywood

Dans une industrie où la bisexualité féminine est souvent fétichisée, instrumentalisée ou réduite à une posture marketing, cette prise de parole se distingue par sa sobriété. Kate Winslet ne cherche ni à capitaliser sur cette révélation, ni à la transformer en manifeste.

Elle parle d’un vécu, d’une curiosité, d’un chemin personnel. Et c’est précisément cette simplicité qui lui donne sa force. Elle rappelle que la bisexualité, comme beaucoup de trajectoires queer, peut exister sans slogans, sans annonces spectaculaires, simplement comme une réalité intime.

Pour de nombreuses femmes, cette parole tardive agit comme une validation silencieuse : celle de parcours faits de zones floues, de désirs multiples, et d’identités qui se construisent parfois longtemps après les premières expériences.

Pourquoi cette déclaration compte aujourd’hui

Si cette révélation suscite autant d’écho, ce n’est pas parce qu’elle choque, mais parce qu’elle arrive à un moment où la visibilité lesbienne et bisexuelle reste fragile, souvent caricaturée ou récupérée.

En parlant à son rythme, sans injonction, Kate Winslet rappelle qu’il n’existe pas de bonne manière ni de bon timing pour dire les choses. Que certaines vérités peuvent émerger des années plus tard, sans perdre leur légitimité.

Et surtout, elle réaffirme, sans le dire explicitement, que les liens entre femmes, qu’ils soient amoureux, désirants ou profondément émotionnels, méritent d’être racontés avec complexité, respect et profondeur.

Mise à jour : 13 janvier 2026

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